Recherche

Nouvelle donne, vieilles rengaines

Mois

novembre 2015

Nouvelle donne, vieilles rengaines, émission n°4 (novembre 2015)

Auditrices, auditeurs d’Alternantes FM, je suis heureux de vous retrouver pour Nouvelle donne, vieilles rengaines.

Au sommaire de ce quatrième numéro, je vous donnerai mon sentiment sur la gestion étatique des flux actuels de réfugiés et sur les tensions secouant la région calaisienne.

Je vous parlerai ensuite de deux ouvrages très intéressants : le premier est un recueil de textes du célèbre historien américain Howard Zinn, recueil intitulé Se révolter si nécessaire ; le second est un ensemble de courts textes sur les luttes menées par les immigrés en France contre le racisme et les discriminations, textes initialement publiés dans Plein droit, la revue du Groupe d’informations et de soutien des immigrés.

Après la traditionnelle revue de presse, je vous offrirai une nouvelle pièce radiophonique dont les protagonistes sont deux travailleurs d’une boîte quelconque qui parle de théâtre et de Jésus Christ ; en espérant que cela vous fasse sourire. Puis viendra le temps de notre feuilleton radiophonique sur le capitalisme et les luttes sociales. Cette semaine, je vous parlerai de la fin des corporations et de la fameuse Saint-Lundi, célèbre coutume à l’occasion de laquelle ouvriers et ouvrières manifestaient leur volonté de résister à l’aliénation salariale.

Pour écouter, c’est ici !

 

Nouvelle donne, vieilles rengaines, émission n°3 (novembre 2015)

Auditrices, auditeurs d’Alternantes FM, je suis heureux de vous retrouver pour Nouvelle donne, vieilles rengaines.
Au sommaire de ce troisième numéro, quelques réflexions sur le conflit israélo-palestinien et sur les récentes élections législatives en Turquie.
Je vous parlerai ensuite du livre d’un philosophe québecois, Louis Marion, au titre terrible : Comment exister encore ? Un livre court et incisif sur le capitalisme et la destruction des éco-systèmes.
Après la traditionnelle revue de presse, viendra le temps d’une pièce radiophonique dont les protagonistes sont deux travailleurs d’une boîte quelconque qui se dispute autour d’une question : à qui doit-on verser la prime de résultat ? Puis je vous offrirai deux nouveaux épisodes de notre feuilleton radiophonique sur le capitalisme et les luttes sociales. Cette semaine je vous parlerai de la question du temps de travail à l’époque moderne et de la révolte des tisserands anglais au début du 19e siècle, autrement dit du mouvement luddite.
J’aimerais dédier cette émission à Raymond.
Raymond est mort à l’âge de 75 ans, un jour d’août 2011. Cet ancien intermittent du spectacle, ne pouvant plus vivre dignement du fait de sa retraite minable, avait repris du service. Il travaillait chez Adrexo à distribuer les prospectus dans les boîtes aux lettres. De santé fragile, déjà victime par le passé d’un ennui cardiaque, il n’aurait jamais dû se remettre à un turbin aussi physique qui l’obligeait à soulever et porter des centaines de catalogues par jour. A aucun moment, il n’a passé de visite médicale. Mais voilà, un soir, son coeur a lâché. A aucun moment, son employeur ne s’est inquiété de ne plus le voir au travail. Pour preuve, pendant huit mois, il a continué à émettre des bulletins de paie à son nom, d’un montant de zéro € ; ce n’est qu’en avril 2012, qu’il se décidera à rompre unilatéralement ledit contrat pour « absence injustifiée »… Edifiant, non ?
J’aimerais dédier cette émission à Zyed, Bouna et Rémi. Deux adolescents, un jeune adulte décédés. La faute à pas de chance, comme on dit, puisque visiblement dans le premier cas, la Justice indépendante et sereine a innocenté les forces de l’ordre. Dans le second cas, l’enquête traîne en longueur mais ne semble guère s’orienter vers une inculpation des gardes-mobiles. Nous voilà rassuré : l’État de droit est entre de bonnes mains ; mais qui en doutait ?
J’aimerais enfin dédier cette émission à la mémoire de Jean Caron, dont le fils, Olivier, fut animateur sur les ondes d’Alternantes FM durant de longues années, notamment avec Les Petits mutins du Grand soir. A titre professionnel, j’avais aidé Jean Caron à publier ses mémoires d’ouvrier de l’Aéronautique nazairienne aux éditions du Centre d’histoire du travail. A titre amical, je lui avais filé un coup de main pour que voit le jour son vrai/faux témoignage d’ancien conseiller municipal d’une commune de l’Ouest. Homme de gauche, peu porté à la radicalité, Jean n’en portait pas moins un regard critique sur la « démocratie représentative », sur les arrivistes et les prétentieux, les idiots utiles et les béni-oui-oui. Jean est décédé le 28 octobre dernier. Sa bonne humeur communicative, ses coups de gueule contre l’Ordre du monde et son humour décapant manqueront à beaucoup.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑