Recherche

Nouvelle donne, vieilles rengaines

Mois

février 2016

Nouvelle donne, vieilles rengaines n°10 (février 2016)

Alternantaises et Alternantais, je suis heureux de vous retrouver pour ce nouvel épisode de Nouvelle donne, vieilles rengaines.
Pour ce dixième numéro, je vous parlerai de l’attrait bien particulier du PS pour le référendum, puis je vous emmènerai en Israël où la situation politique devient de plus en plus tendue.
Je vous parlerai ensuite d’un excellent livre de la sociologue Danièle Linhart intitulé La comédie humaine du travail et publié par les éditions Erès. Un livre que tout travailleur doit lire pour comprendre l’évolution du slariat depuis une bonne trentaine d’années.
Après la traditionnelle revue de presse, je vous propose de retrouver notre feuilleton radiophonique sur le capitalisme et les luttes sociales. Le sujet de ce très long épisode ? Le marxisme et l’anarchisme.
Dans le cadre de cet éditorial, j’aimerais vous dire quelques mots sur le dernier remaniement ministériel… (textes en ligne ici)

Nouvelle donne, vieilles rengaines n°9 (février 2016)

Alternantaises et Alternantais, je suis heureux de vous retrouver pour ce nouvel épisode de Nouvelle donne, vieilles rengaines. Pour ce neuvième numéro, je vous parlerai d’Emmanuel Macron et de sa méconnaissance de la pensée Mao Zedong., ainsi que de la Tunisie, cinq ans après ce que l’on a appelé la Révolution. Je vous parlerai ensuite de deux livres récents que j’ai lus avec beaucoup d’intérêt. Le premier est l’oeuvre de la sociologue Anne Steiner et nous mènera dans la France de la Belle Epoque et de la grève générale. Le second est dû à un trio d’auteurs chinois et nous parle des épouvantables conditions de travail subis par les ttravailleurs choinois oeuvrant chez Foxxconn. Le titre s’intitule : La machine est ton seigneur et ton maître. Après la revue de presse, je vous propose de retrouver notre feuilleton radiophonique sur le capitalisme et les luttes sociales. Dans cet épisode, je vous dirai quelques mots sur les utopistes et les premiers socialistes.

Dans le cadre de cet éditorial, j’aimerais dire deux mots sur cette famille calaisienne qui, se sentant menacée, a sorti le fusil pour défendre son chez soi. Symptomatique cette histoire. Car cette famille de braves Calaisiens comme on nous l’a présentée se compose d’un père facho et d’un fils skinhead néo-nazi. Quand j’ai vu la coupe de cheveux et le tee-shirt du jeune homme, je me suis tout de suite douté que ce colosse à la tête juvénile avait plus à voir avec Mein Kampf qu’avec les poésies d’Omar Khayyam. Je ne m’étais pas trompé. Un site antifasciste a publié récemment quelques photos de cet énergumène, chasseur à ses heures perdues, au milieu de ses amis identitaires et nazis. Ce n’est donc pas un brave Calaisien apeuré qui a sorti le fusil mais un admirateur d’Adolf Hitler, ce qui vous l’avouerez, change quelque peu la donne. Les grands médias ont-ils rendu compte de cela ? A vous de me le dire car je vous l’avoue m’en tenir à distance.

J’aurais pu vous parler de l’interminable conflit qui se déroule dans la campagne nantaise, du côté de Notre-Dame-des-Landes, autour du projet de nouvel aéroport. La pugnacité des opposants, leur capacité à fédérer des personnes venant de milieux extrêmement divers est terrible pour le pouvoir en place. Il a beau se démener, essayer de diviser les opposants, jouer du bâton et du mépris, multiplier les formes répressives, s’en prendre au porte-monnaie, invoquer la sacro-sainte majorité silencieuse « qui serait pour » etc., rien n’y fait pour le moment : si l’aéroport se fait, il faudra autre chose qu’une opération César pour déloger les zadistes. Ce sera encore plus dur et encore plus violent. Hollande est-il prêt à cela au nom de la restauration de l’autorité de l’État ? S’il avait la certitude que les opposants n’étaient que des anarchistes, des autonomes, des jeunes énervés, je pense qu’il n’aurait aucun scrupule à envoyer ses cerbères remettre de l’ordre républicain sur place. Mais est-il prêt à taper sur une partie de son électorat ? Est-il prêt à fendre le crâne des paysans de la Confédération paysanne qui, en Loire-Atlantique, vote à gauche ? Est-il prêt à cogner les élus mobilisés contre le projet ? Est-il prêt à faire un autre mort pour satisfaire Vinci ?

Le problème de Hollande est le suivant. Ce projet d’aéroport n’a aucun sens sinon celui d’amener possiblement de la croissance et du développement dans un nord de la Loire qui en manque tant, et de libérer du foncier dans un sud de la Loire à trente minutes de la mer. Tous les autres arguments comme ceux de la sécurité ou du bruit ont été battus en brèche par les pilotes ou d’autres.

A trop vouloir prouver de l’impérieuse nécessité de construire un nouvel équipement aéroportuaire, ils ont fourni des armes pour se faire battre. Aujourd’hui, pour le pouvoir, la question est : comment sortir de ce conflit la tête haute ? Et cette question est centrale en ces temps aussi troublés que réactionnaires.

A écouter ici !

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑