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Nouvelle donne, vieilles rengaines

Nouvelle donne, vieilles rengaines, émission n°6 (décembre 2015)

Au sommaire de cette sixième émission, je vous livrerai quelques-unes de mes réflexions sur la gauche de gouvernement et les classes populaires. Ensuite, je vous présenterai trois ouvrages : deux nouveautés et une vieillerie dénichée sur une des mes poussièreuses étagères. Côté nouveautés, je vous présenterai la brochure de Nicolas de la Casinière, journaliste nantais et militant dans l’âme, qui après s’être intéressé à Vinci, a décidé de s’en prendre au triple P, autrement dit au Partenariat public-privé si en vogue depuis quelques temps. Je vous parlerai également du bon livre de Loïc Le Bars sur le syndicalisme enseignant pendant la Première Guerre mondiale ; un syndicalisme dominé par les syndicalistes révolutionnaires et pacifistes. L’antiquité nous mènera en Chine, dans les pas de William Hinton, auteur de Fanshen, publié en France en 1966 chez Plon, livre dans lequel il nous raconte la réforme agraire dans la Chine de la sortie de la Seconde Guerre mondiale.

Après la revue de presse, vous pourrez retrouver notre feuilleton radiophonique sur le capitalisme et les luttes sociales. Dans cet épisode, je vous parlerai de la façon dont les libéraux entendaient s’occuper de la question sociale.

Dans le cadre de cet éditorial, j’ai songé un temps à vous parler de cet état d’urgence décrété pour nous préserver du terrorisme jihadiste. L’occasion faisant le larron, le gouvernement en a également profité pour calmer les ardeurs manifestantes et faire en sorte que la COP 21 se déroule dans le calme et l’allégresse techno-bureaucratique. La COP 21 fut une farce, et je n’ose même pas dire qu’elle fut une farce réussie puisqu’elle a débouché, comme prévu, sur rien ou sur pas grand chose. Le hasard a voulu que je découvre qu’au début du mois de novembre, dans le Minas Gerais, au Brésil, un barrage attenant à une mine de fer avait éclaté, déversant des tonnes de boue dont on nous dit qu’elles ne sont pas toxiques sur un village, dans un fleuve… Une catastrophe de plus liée à l’absence d’entretien de l’édifice ? Vous n’y êtes pas du tout. C’est la faute à pas de chance, voilà tout. Sebastiao Salgado, le célèbre photographe, qui est né dans cette région a dédouané totalement les propriétaires, comme la plupart des partis politiques du pays. Il faut dire que Vale, le groupe minier brésilien co-propriétaire de la mine et du barrage, est du genre généreux. Il a arrosé 27 des 35 partis aujourd’hui déclarés au Brésil, il investit dans la culture et a même financé plusieurs programmes de l’Institut Terra, une ONG célèbre dont le fondateur n’est autre que Salgado lui-même. Il est difficile de mordre la main qui nous nourrit…

Nouvelle donne, vieilles rengaines, émission n°5 (décembre 2015)

Au sommaire de ce cinquième numéro, la suite de mes réflexions sur Daech et le jihadisme. Je vous parlerai ensuite de deux ouvrages qui ont retenu mon attention : l’un, publié par les éditions Ni patrie ni frontières concerne la Guerre d’Espagne et les anarchistes ; l’autre est l’oeuvre d’un journaliste militant nord-américain, Andrew Nikiforuk, et s’intitule L’énergie des esclaves – Le pétrole et la nouvelle servitude. Puis viendra le temps de notre feuilleton radiophonique sur le capitalisme et les luttes sociales. Cette semaine, je vous parlerai longuement de la condition ouvrière au 19e siècle.

J’aimerais vous dire maintenant quelques mots sur le Père Benoît. Je ne parle évidemment pas de ce mauvais vin, ce vin âpre dépourvu d’AOC destiné aux pauvres du monde libre, mais de cet obscur chapelain de la chapelle de Fourvière, à Lyon, qui a cru bon de partager sur le site du très chrétien Riposte catholique ses réflexions après les attentats du 13 novembre. Il l’a fait en français et non en latin, malheureusement, mais gageons qu’il y a sans aucun doute songé.

Après s’en être pris aux rockers de Eagles of death metal qui, entre nous, ont autant à voir avec le Death Métal que Michel Sardou avec les choeurs de l’Armée rouge, notre missionnaire a pris position contre les victimes de Daesh avec les mots suivants : « Regardez les photos des spectateurs quelques instants avant le drame. Ces pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatique (…). Ce sont des morts-vivants. Leurs assassins (…) sont leurs frères siamois ». Puis, il minimisa le nombre des victimes en le comparant à celui, quotidien, des avortements pratiqués en France. La hiérarchie catholique n’a pas tardé à réagir et prié le saint homme d’aller se reposer quelque temps, en d’autres termes de faire une petite retraite spirituelle…

Cela m’a remis en mémoire les propos de quelques prêtres catholiques, propos tenus alors que le mouvement ouvrier et socialiste de la Loire-Atlantique pleurait ses morts, ses centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, syndicalistes et militants coopératifs morts dans le naufrage du Saint-Philibert le 14 juin 1931. Ces crapauds et grenouilles d’un bénitier d’eau saumâtre voyaient en cette catastrophe maritime un châtiment divin. Ces mécréants disparus en mer n’avaient-ils pas été punis par le Créateur pour avoir préféré une escapade touristique au très saint défilé de la Fête-Dieu ? Le temps passe, la connerie reste. Comme le disait le Père Duchesne en son temps, si tu veux être heureux nom de Dieu, coupe les curés en deux et fous les églises par terre… Gageons qu’aujourd’hui le Père Duchesne y ajouterait imams, rabbins et pasteurs…

 

 

 

 

Nouvelle donne, vieilles rengaines, émission n°4 (novembre 2015)

Auditrices, auditeurs d’Alternantes FM, je suis heureux de vous retrouver pour Nouvelle donne, vieilles rengaines.

Au sommaire de ce quatrième numéro, je vous donnerai mon sentiment sur la gestion étatique des flux actuels de réfugiés et sur les tensions secouant la région calaisienne.

Je vous parlerai ensuite de deux ouvrages très intéressants : le premier est un recueil de textes du célèbre historien américain Howard Zinn, recueil intitulé Se révolter si nécessaire ; le second est un ensemble de courts textes sur les luttes menées par les immigrés en France contre le racisme et les discriminations, textes initialement publiés dans Plein droit, la revue du Groupe d’informations et de soutien des immigrés.

Après la traditionnelle revue de presse, je vous offrirai une nouvelle pièce radiophonique dont les protagonistes sont deux travailleurs d’une boîte quelconque qui parle de théâtre et de Jésus Christ ; en espérant que cela vous fasse sourire. Puis viendra le temps de notre feuilleton radiophonique sur le capitalisme et les luttes sociales. Cette semaine, je vous parlerai de la fin des corporations et de la fameuse Saint-Lundi, célèbre coutume à l’occasion de laquelle ouvriers et ouvrières manifestaient leur volonté de résister à l’aliénation salariale.

Pour écouter, c’est ici !

 

Nouvelle donne, vieilles rengaines, émission n°3 (novembre 2015)

Auditrices, auditeurs d’Alternantes FM, je suis heureux de vous retrouver pour Nouvelle donne, vieilles rengaines.
Au sommaire de ce troisième numéro, quelques réflexions sur le conflit israélo-palestinien et sur les récentes élections législatives en Turquie.
Je vous parlerai ensuite du livre d’un philosophe québecois, Louis Marion, au titre terrible : Comment exister encore ? Un livre court et incisif sur le capitalisme et la destruction des éco-systèmes.
Après la traditionnelle revue de presse, viendra le temps d’une pièce radiophonique dont les protagonistes sont deux travailleurs d’une boîte quelconque qui se dispute autour d’une question : à qui doit-on verser la prime de résultat ? Puis je vous offrirai deux nouveaux épisodes de notre feuilleton radiophonique sur le capitalisme et les luttes sociales. Cette semaine je vous parlerai de la question du temps de travail à l’époque moderne et de la révolte des tisserands anglais au début du 19e siècle, autrement dit du mouvement luddite.
J’aimerais dédier cette émission à Raymond.
Raymond est mort à l’âge de 75 ans, un jour d’août 2011. Cet ancien intermittent du spectacle, ne pouvant plus vivre dignement du fait de sa retraite minable, avait repris du service. Il travaillait chez Adrexo à distribuer les prospectus dans les boîtes aux lettres. De santé fragile, déjà victime par le passé d’un ennui cardiaque, il n’aurait jamais dû se remettre à un turbin aussi physique qui l’obligeait à soulever et porter des centaines de catalogues par jour. A aucun moment, il n’a passé de visite médicale. Mais voilà, un soir, son coeur a lâché. A aucun moment, son employeur ne s’est inquiété de ne plus le voir au travail. Pour preuve, pendant huit mois, il a continué à émettre des bulletins de paie à son nom, d’un montant de zéro € ; ce n’est qu’en avril 2012, qu’il se décidera à rompre unilatéralement ledit contrat pour « absence injustifiée »… Edifiant, non ?
J’aimerais dédier cette émission à Zyed, Bouna et Rémi. Deux adolescents, un jeune adulte décédés. La faute à pas de chance, comme on dit, puisque visiblement dans le premier cas, la Justice indépendante et sereine a innocenté les forces de l’ordre. Dans le second cas, l’enquête traîne en longueur mais ne semble guère s’orienter vers une inculpation des gardes-mobiles. Nous voilà rassuré : l’État de droit est entre de bonnes mains ; mais qui en doutait ?
J’aimerais enfin dédier cette émission à la mémoire de Jean Caron, dont le fils, Olivier, fut animateur sur les ondes d’Alternantes FM durant de longues années, notamment avec Les Petits mutins du Grand soir. A titre professionnel, j’avais aidé Jean Caron à publier ses mémoires d’ouvrier de l’Aéronautique nazairienne aux éditions du Centre d’histoire du travail. A titre amical, je lui avais filé un coup de main pour que voit le jour son vrai/faux témoignage d’ancien conseiller municipal d’une commune de l’Ouest. Homme de gauche, peu porté à la radicalité, Jean n’en portait pas moins un regard critique sur la « démocratie représentative », sur les arrivistes et les prétentieux, les idiots utiles et les béni-oui-oui. Jean est décédé le 28 octobre dernier. Sa bonne humeur communicative, ses coups de gueule contre l’Ordre du monde et son humour décapant manqueront à beaucoup.

Nouvelle donne, vieilles rengaines, émission n°2 (octobre 2015)

Au sommaire de ce second numéro, je vous parlerai des inondations, ces catastrophes si peu naturelles qui ont endeuillé l’hexagone récemment. Je vous parlerai également de la soi-disant violence ouvrière qui a vu une chemise être déchirée et un vigile être victime d’un coma express (le genre de coma dont visiblement on se remet à vitesse grand V!)

Je vous parlerai ensuite d’un bon livre sur la place occupée dans l’histoire de France par Charles Martel, ce héros bien de chez nous, blanc et catholique, of course.

J’ai également exhumé un vieux livre de ma bibliothèque intitulé L’Algérie et la démocratie – Pouvoir et crise du politique dans l’Algérie contemporaine. Il est l’oeuvre de Lahouari Addi et il est sorti en 1995, durant la décennie noire.

Après la revue de presse, viendra le temps de notre feuilleton radiophonique sur le capitalisme et les luttes sociales. Cette semaine je vous parlerai des corporations sous l’Ancien régime, de la religion et du capitalisme, et du mouvement des enclosures dans l’Angleterre de l’époque moderne.

Bonne écoute et bonne lecture !

La plupart des interventions de cette émission sont disponibles à la lecture ici : http://patsy.blog.free.fr/

Nouvelle donne, vieilles rengaines (2)

Nouvelle donne, vieilles rengaines, émission n°1 (octobre 2015)

Salut,

Voici donc la première émission de Nouvelle donne, vieilles rengaines sur Alternantes FM. Au sommaire, les migrants, la politique d’Erdogan en Turquie, deux notes de lecture, une revue de presse et le début d’un long feuilleton radiophonique intitulé « Capitalisme, individus et sociétés ».

La plupart des interventions de cette émission sont disponibles à la lecture ici : http://patsy.blog.free.fr/

Et pour écouter, c’est par là :

http://www.alternantesfm.net/podcasts-emissions/

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